Musé National du Cameroun : Un joyau architectural chargé d’histoire

Dans ce musée sont conservés les éléments de la culture matérielle ancienne de quatre aires culturelles qui constituent l’ensemble du territoire camerounais, notamment l’aire culturelle Grassfields, Sawa, Soudano-Sahélien et Fang Béti. Cet espace, plein de symbole, est construit en 1930 par le Gouverneur français Marchand. Puis, il a connu des extensions à partir de 1960 sous les auspices du tout premier Président du Cameroun, El Hadj Ahmadou Ahidjo.

Les études scientifiques et techniques, pour sa réhabilitation, ont débuté en 1991. L’idée est d’en faire un cadre de conservation, d’exposition, de préservation, de promotion et de communication du patrimoine culturel camerounais. C’est ainsi que le Musée National du Cameroun, situé à Yaoundé, est ouvert officiellement le 15 janvier 2015. C’est un cadre où l’Histoire est parlante. Pour Engelbert Mveng cité par Joseph-Marie Essomba, le Musée National dépasse le simple cadre de conservation et de préservation de la culture matérielle. Il se présente désormais comme un établissement où l’on met en valeur le patrimoine culturel, c’est un livre ouvert au grand public où chacun apprend à mieux connaître son pays, c’est une école d’intégration nationale où chacun s’identifie et éprouve un sentiment de fierté et d’appartenance à la nation (J-M. Essomba, 1992 : 288-293).

Bâti sur une superficie de 5 000 m25, le musée national, qui symbolise la régénération et la renaissance de la culture camerounaise6 comporte une trentaine de salles équipées7 :

  • de symboles culturels du Cameroun : des masques traditionnels, des instruments de musique : mvet, castagnattes, sanza, cloches…, d’habitats traditionnels, costumes patrimoniaux des dix régions;
  • de Polyptyque (toile géante réalisée par une dizaine d’artistes africains, offert au Cameroun en juin 2014 par l’arrière-petite-fille de Pierre Savorgnan de Brazza, l’italienne Idana Pucci;
  • d’emblèmes (armoiries, drapeau national avec hymne en versions littéraire et musicale) ;
  • de catalogues photographiques des 50 dernières années du Cameroun (10 ans par salle avec un résumé des événements politiques, sociaux, économiques et diplomatiques ayant marqué cette période) ;
  • de cartes présentant les différentes modifications de la superficie du Cameroun ;
  • d’exemplaires de la constitution, des découvertes archéologiques ;
  • de portraits des nationalistes, des sportifs, des musiciens ainsi que de tous ceux qui ont marqué l’histoire politique du Cameroun depuis son indépendance;
  • d’expositions de vêtements et costumes patrimoniaux des dix régions

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